LA NUIT

La danse des ombres, le silence brisé,
Les lueurs qui frémissent et entament leur ronde,
Encore une nuit ou les rêves vont fuir l'insomnie.

Et ça pulse et ça gronde, le souffle s'accélère,
Elle revêt alors ses plus belles parures,
Pour resserer ses  griffes et empoigner mon âme, dans son étreinte.

Ses voiles qui voltigent et caressent mes joues,
Je suis happée, perdue, je suis à sa merci,
Le vide qu'elle me renvoie se délecte de mes cris, lorsqu'ils se brisent. 
 
Son regard est un  puit qui n'a jamais de fond,
L'infini se dessine dans ses pupilles sombres,
J'implore son pardon, même supplie sa sentence, achève-moi!

Mais tu joues, et tu ris,
Tes yeux noirs sont en flamme,
Le souffre qui m'ennivre accentue la douleur,
Pourquoi prends-tu ma vie? Pourquoi bois-tu mon souffle?
Qu'attends-tu du chaos que tu sèmes dans mes peurs?

Tu danseras un jour sur le reste de mes cendres,
L'effluve de tes jupons me sera familière, 
Mais ta tache ici bas ne sera pas aisée, je te le jure.

Je vais rompre les flèches que tu plantes en mes chairs,
Les briser une à une jusqu'à ma dernière larme,
Sois sûre je combattrai ta puanteur sinistre, jusqu'aux enfers.

Mais tu joues, et tu ris,
Tes yeux noirs sont en flamme,
Le souffre qui m'ennivre accentue la douleur,
Pourquoi prends-tu ma vie? Pourquoi bois-tu mon souffle?
Qu'attends-tu du chaos que tu sèmes dans mes peurs?

Caro-Caro

 
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