Le jour

Si ma plume pouvait peindre, elle croquerait ce bleu céleste

imagerait cette nébuleuse qui me conduit vers l'horizon

ce jour ma vision est trouble, elle l'est pourtant bien moins que moi.

un flou vide entoure mes sens, me faisant perdre la raison

 

Cet écho, les vibrations, cette chaleur et ce frisson

j'avance dans l' agitation, qui défile au ralenti

flotte ici cet air étrange, j'y ai pourtant senti la vie

 

Et tourne et tourne cette azur, ou cet émeraude selon le vent

ce bleu qui hante ainsi mes nuits et me coupe le souffle autant

 

J’atteins cette autre dimension, où la parole ne sert à rien

ce monde où s'impose l'évidence, où seules les âmes se confondent

ici l'air se raréfie, et la chaleur monte d'un cran

ce bleu m'étreint et me questionne, je sais qu'il s'étonne autant

 

Ce battement, les résonances, ce coup et l' incandescence

j'approche doucement le bleu silence, les mots semblent anéantis

les méridiens se bousculent pour ne former qu'une même ligne

 

Et tourne et tourne cette azur, ou cet émeraude selon le vent

ce bleu qui hante ainsi mes nuits et me coupe le souffle autant

 

Je n'entends plus, je succombe, l'oxygène brûle et me foudroie

viens le vide sous mes pieds, tends-moi la main que je m'accroche

tout devient sable et m'emprisonne, tout est flamme et rouge braise

j'ai sûrement perdu un cran dans cette folle échelle du temps

 

Cette tension, ce fluide, ce rayon d'électrocution

je sens le lien qui se dessine, saisi le bleu qui rougit

le son revient et tout est clair, je sais que c'est l'horizon

 

Et tourne et tourne cette azur, ou cet émeraude selon le vent

ce bleu qui hante ainsi mes nuits et me coupe le souffle autant

 

Caro-Caro

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